Les goélands lents

Idées, textes et images entre ciel, terre et mer

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2026-05-10

2026-05-10

🛠️ Projets

Forge logicielle

Dans l’activité de développement, il est nécessaire d’écrire du code, mais surtout de le partager. Il existe beaucoup de solutions pour cela, l’immense majorité fonctionnant de manière centralisée: il faut un compte sur une plateforme unique gérée par {une entreprise/un collectif/une personne dans un garage et les trois rats qui courent pour alimenter le serveur en électricité}.

Outre les problématiques de souveraineté numérique, qui méritent à elles seules des livres entiers, les récentes pannes de GitHub et de l’instance principale d’une des forges libres, Codeberg (basée sur ForgeJo), il est de plus en plus nécessaire d’assurer une disponibilité décentralisée du code.

Je mentionne plus loin dans cette note que je m’étais intéressé au projet ForgeFed, qui permet à une multitude de serveurs d’hébergement de code de se parler entre eux, formant ainsi une solution distribuée et démocratique.

Un des projets déjà existant et montrant une certaine maturité est Radicle. C’est une forge logicielle fonctionnant entièrement en pair-à-pair, donc sans entité centralisée.

J’ai donc installé un nœud de réplication radicle-node sur rad.vit.am. Il est possible de voir le code hébergé via le nouveau lien disponible dans le bandeau d’en-tête de ce site (l’aviez vous remarqué? 😛), à savoir ici.

Il me reste encore pas mal de projets à migrer vers radicle, et je ne suis pas sûr de tous les y publier. On a souvent un peu honte du code écrit un an auparavant.

Soyons honnêtes: radicle reste un peu “aride” pour les novices. La plupart des opérations se déroulent en ligne de commande et demandent une bonne compréhension de git, bien qu’une application graphique ai été récemment développée. On est loin d’un projet aussi poli et rôdé que GitHub. Mais l’effort est beau et prometteur.

À suivre, donc.

Convertir ce site en capsule Gemini

Ce site est généré par Zola à partir de fichiers texte respectant un format particulier mais simple, le markdown.

Zola va donc convertir ces fichiers markdown, images et autres en fichiers HTML, prêts à être reçu et compris par votre navigateur web qui vous affichera une page web, conformément aux instructions du fichier HTML.

le protocole Gemini est une approche un peu différente du web. L’idée reste de présenter du contenu textuel à un utilisateur, mais sans toutes les fioritures du web moderne. Pas de pub, pas de vidéos qui se lancent au démarrage de la page, pas 1001 trackers qui rapportent toutes vos actions et votre profil utilisateur à qui paiera le plus cher etc.

Zola n’est pas capable de génerer autre chose que du HTML. Zola est également assez complexe de part la nécessité de générer du HTML.

Par le passé, j’ai écrit Ṇautica, qui est un bout de code qui permet de convertir des fichiers markdown en fichiers gemtext (.gmi, le format de fichiers utilisé par le protocole Gemini).

J’ai donc commencé à écrire mirbeau, qui sera a terme capable de créer une capsule Gemini (équivalent d’un site web) à partir d’un site web géré par Zola.

Preview cards via OpenGraph

J’ai tenté d’implémenter les preview cards sur ce site. Vous savez, ces petites “cartes de visite” qui s’affichent lorsque vous postez un lien sur les réseaux sociaux. J’ai tout bien fait comme il faut d’après les documentations que j’ai pu trouver pour implémenter les bonnes déclarations OpenGraph, mais mastodon, que j’ai utilisé pour mes tests, refuse de m’afficher une prévisualisation. C’était un peu frustrant.

J’ai finalement fini par trouver d’où venait le problème: le certificat SSL, géré par Let’s Encrypt(LE), n’était en fait pas du tout géré par LE, mais tout de même valable pour une raison inconnue. Un petit passage par certbot et cela fonctionnait.
Je pense que la différence de comportement entre les navigateurs et certains site webs tient à la fraîcheur des certificats racine embarqués sur les serveurs.

Image d’une preview card d’une URL de ce blog

👀 Découvert

Je me suis pas mal intéressé aux différents logiciels composant le Fediverse. Je suis sur Mastodon depuis un bout de temps déjà mais je le trouve un peu trop lourd pour mes goûts. Je n’ai pas trouvé de logiciel serveur existant qui réponde à mes attentes donc je vais rester sur mastodon. Pour le moment, en tout cas.
Néanmoins j’ai (re-)découvert l’existence du projet ForgeFed, qui permettrait de féderer les différentes forges logicielles existant un peu partout. Ça enlèverai un vrai frein aux départs de GitHub. Il semble que l’implémentation soit en cours du côté de ForgeJo.

J’ai eu la très bonne surprise de découvrir Wander(vadrouiller, errer, en anglais), une approche différente de la découverte que celle proposée par les webrings (où un site en conseille un autre, qui en conseille un autre, qui en conseille un autre et ainsi de suite jusqu’à revenir au site initial).
Un peu à la manière de ma page Liens, la console Wander va demander aux autres consoles Wander qu’elle trouve la liste des sites recommandés par l’auteur du site. Ainsi, un arbre de recommandations individuelles se créé, que l’on peut parcourir. Une idée simple mais une execution que je trouve élégante.
Je vais probablement tenter d’ajouter un support de restriction de langue, pour permettre aux “errants” francophones mais peu anglophones de tout de même errer.

📺 Vu

Je n’ai rien vu, monsieur l’agent. 🙈

📖 Lu

🎧 Écouté

🎮 Joué

Toujours sur Factorio, où j’ai atteint la planète Vulcanus, enfer recouvert de lave en fusion. Lave dont on extrait les métaux du jeu en grandes quantités. Accessoirement, les musiques de vulcanus sont mes préférées du jeu. En voici un extrait:

vulcanus-8.ogg (6,6Mo)